Ophélie Datiche

La Montagne sans Retour

(roman interactif)

 

   Fascinée par l’écriture et l’imaginaire depuis l’enfance, je m’en suis pourtant éloignée dès que je fus en âge de travailler. Persuadée que vivre de ce genre de métier-passion n’était qu’une utopie, j’ai hésité à embrasser une carrière dans le domaine psychologique, mais, animée par une vocation sociale, je me suis finalement engagée dans l’éducation populaire. Imprégnée par l’univers du jeu de rôle à l’adolescence, cet univers a longtemps été ma soupape pour assouvir mon besoin d’écriture. Depuis quelques années, je renoue avec mon amour des mots en participant à des concours littéraires et des appels à textes. Même si, de près ou de loin, j’ai maintenu ce lien intime avec l’imaginaire et la prose, l’aventure éditoriale que m’offre Onyx m’encourage à investir plus de temps dans ce qui est, pour moi, l’essence même de ce qui me fait vibrer.

  Interview

 

1) Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire un roman interactif ?

  Je suis passionnée de jeux de rôles et j’ai plusieurs fois eu l’occasion de créer des scénarios pour du jeu sur table ou des “grandeur nature”. Enfant, j’ai dévoré les collections LDVELH… Il était donc naturel à un moment de concrétiser mes différentes passions pour en faire un roman.

 

2) Si vous aviez été le héros de cette aventure, auriez-vous survécu ?

  Survivre, oui ! Par contre, curieuse comme je suis, il est évident que j’aurais plongé au plus profond des mystères de cette montagne… avec peu de chances de revenir à la civilisation !

 

3) Trois mots ou une phrase pour donner envie de vous lire :

  Cette histoire est comme un iceberg, on peut se contenter d’en apercevoir la partie visible, ou plonger profondément pour en découvrir tous les secrets.

 

4) Auriez-vous des conseils à donner aux auteurs qui aimeraient se lancer dans la rédaction d’un roman interactif ?

 Surtout : n’écrivez pas “au fur et à mesure”. Il est important de construire son architecture de récit à l’avance et de s’appuyer sur des outils d’organisation (carte mentale, outil de création de jeux hypertextuels… etc), sans quoi vous risquez de vous perdre dans votre scénario. En deuxième conseil : faites-vous relire par plusieurs personnes pour vérifier les cohérences entre chapitres (si une blessure apparaît, elle doit toujours exister au chapitre suivant, même en cas de jonctions narratives).

 

5) Qu’est-ce qui a été le plus stimulant dans la création/rédaction de votre roman ?

  Développer trois scénarios parallèles, chacun dans un registre différent, c’était comme écrire trois romans en un ; un réaliste, un fantastique et un d’horreur. Ce qui m’a également plu, c’était de rendre ces scénarios complémentaires pour la résolution de l’intrigue. En effet, achever un des scénarios ne suffit pas à tout comprendre… la rejouabilité est donc réelle.

 

6) D’autres projets sur le feu ? On veut tout savoir !

  Oui, je travaille à la suite de “La montagne sans retour”, qui s'intitulera “La dimension miroir”.

  En parallèle, je suis sur la conclusion d’un roman dystopique mettant en scène une société matriarcale. Cette société a pour origine le rêve ambitieux d’une romancière et sociologue qui voulait sauver le monde… malheureusement, même les plus belles idées finissent par être corrompues quand elles prennent de l’ampleur.

 

7) Pourquoi avoir choisi Onyx et que retiendrez-vous de cette expérience éditoriale (mis à part le fait qu’on a mis votre patience à rude épreuve !)

  Leur collection “Pierre de Lune” m’a immédiatement fait écho ; à la fois, pour accueillir mon roman interactif, mais également parce qu’au sein de mon histoire, les pierres de lune sont un élément essentiel de l’intrigue. C’était donc une évidence !

  Je ne m’attendais pas à ce que l’édition d’un ouvrage demande tant de temps, mais c’est un parcours enrichissant et l’équipe d’Onyx (notamment Aline qui m’a suivie de près durant plusieurs mois) s’est montrée extrêmement bienveillante, présente et positive tout au long du cheminement. Ce fut un plaisir de travailler avec elle !