Interview

 

1) Comment est né « Skell : Les Chasses de Ravenous » ? Quels ont été les premiers pas de ce roman ?

   C’était il y a 7 ou 8 ans, et j’étais déguisé·e en Daria pour la soirée Halloween de lancement du Nanowrimo. J’avais un plan solide en tête d’une histoire que je trimballais depuis l’adolescence et qui me plaisait de reprendre au propre. Une fiction un peu dingue à base de vaisseaux et de dragons. Rien que ça. Dix mille mots plus tard je jetais tout à la poubelle. Je crois n’avoir jamais aussi peu regretté ce geste car à la place, j’avais bien plus fascinant en tête. La veille du Nanowrimo, j’avais vu Skell et Baltimore dans un rêve. Ils étaient à la poursuite d’un mystérieux assassin et parcouraient trois endroits : une morgue, un parc d’attraction et un muséum. Un début, un milieu, une fin et une ambition de relier ces trois endroits atypiques en une histoire loufoque (mais qui tiendrait la route).

 

2) Si vous deviez résumer votre premier tome en 3 mots, lesquels seraient-ce ?

 

   En une phrase, c'est possible ?

   Gardez les bras à l’intérieur du manège et attention… à vos têtes !

 

3) Si Skell et Baltimore étaient un duo de fiction, lequel serait-il ?

    Doc et Marty de Retour vers le futur.

 

4) Parlez-nous de votre univers.

   Sankosso est un monde prêt à entrer dans la modernité avec un système électrique, des tramways, des télégraphes, du pop-corn, du champagne et même des manèges à sensations fortes. Si les Ezelkians, la caste des magiciens, ne régissaient pas le pays d’une poigne de fer, imposant leurs lois et décrets, nul doute que tout y serait bien différent. Mais les Ezelkians s’imposent par leur omniprésence et s’ils ne sont pas des dictateurs, ils ont pas mal de casseroles et de bavures policières à leur compte. Ce qui en rend certains plutôt désagréables. D’autres, comme Skell, essaient de survivre. Enfin, Baltimore veut surtout y mettre le plus de chaos possible.

 

5) Quelle place l'humour a-t-il dans « Skell » ?

   Autant de place que nécessaire quand on a été nourri à l’humour incontournable de Terry Pratchett et des Annales du Disque-monde. Je n’arrive pas à la semelle du monsieur mais j’essaie de profiter d’une situation absurde pour intégrer un poil d’humour de temps à autre dans une histoire qui parle quand même de meurtres en série.

 

6) Une phrase pour nous donner envie de lire :

   — Croyez-moi, personne dans la vie n’est suffisamment prêt pour tomber sur Baltimore Faillaise.

 

 

7) Avec lequel de vos personnages êtes-vous le plus en opposition ?

   Baltimore Faillaise, bien sûr. Pour son irrévérence et son manque total de pudeur. Mais j’aimerais bien avoir ses cheveux.

 

8) Depuis quand écrivez-vous ? Avez-vous d’autres projets (édités ou non) ?

   Depuis mes 7 ans ! Ma première histoire concernait un chat et un chien qui se battaient, sous le titre évocateur de « La guerre ». Tout se finissait par l’intervention d’un humain. Un twist de fin d’une rare profondeur.

   Avec L’Atelier Du Jeudi, nous avons publié un recueil de nouvelles du nom d’Apocawitch. J’ai aussi un roman de science-fiction en cours d’écriture qui se refuse à avancer sans mon aide. Quand je trouve une seconde à moi, j’avance mes relectures sur la suite de la trilogie (quadrilogie ?) des aventures de Skell. Et le jour où les journées de 40h seront inventées, je m’attellerais à mes romans smut/érotiques.

 

9) Pourquoi avoir choisi Onyx ? Parlez-nous de votre parcours éditorial avant et après signature.

   Skell a eu un parcours bien chaotique puisque pas moins de 22 maisons d’édition ont refusé mon texte. Onyx a été un coup de cœur direct grâce à la qualité de leurs couvertures. C’est ce qui m’a incité à leur envoyer mon texte et quand les premiers retours d’Anaïs, Aline et du reste du comité de lectures sont arrivés, j’avais du mal à y croire. 22 refus et une dizaine de relectures/corrections vous font vite soupçonner que vous vous acharnez peut-être pour rien.

   Les retours détaillés du comité m’ont permis, une dernière fois, d’apporter les améliorations qu’il manquait à mon texte. L’enthousiasme d’Anaïs à la lecture de mon texte m’a porté·e durant les six mois de relecture avant d’arriver à la version finale. C’est bête à dire, mais les efforts ont fini par payer. J’ai hâte de découvrir les réactions des lecteur·ices de Skell. Et très hâte de travailler sur les corrections de la suite !

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Claudine Manrique